dimanche 5 novembre 2017

LE JETS FLIGHT CREW MET EN VALEUR LES SITES RENOMMÉS DE NEW YORK CITY.


Un anniversaire suscite souvent un moment de réflexion dans la vie d'un individu.  Il en va de même pour l'anniversaire d'un groupe, d'une institution, d'un pays ou d'un fait historique.  Et on marque le coup d'autant plus s'il s'agit de souligner un chiffre rond comme 10, 50 ou 100 ans d'existence.  On s'arrête alors pour penser au chemin parcouru; parfois étonné par ce temps qui nous rattrape, qui semble fuir, et qui vieillit tout sur son inexorable passage.  Certains anniversaires apportent du bonheur et valent la joie d'être fêtés.  D'autres méritent davantage l'oubli parce qu'ils nous affligent de souvenirs amers ou douloureux.  Gais ou tristes, il faut s'efforcer d'en tirer des leçons, de la sagesse, de l'espoir, en mesurant comment, en tant qu'humain, ou en tant que partie prenante d'une association ou d'une nation, nous avons évolué au fil des années.


L'automne dernier, le Jets Flight Crew, l'équipe de cheerleaders des Jets de New York, un club de football professionnel de la Ligue Nationale des États-Unis (NFL), célébrait son 10e anniversaire.  Une belle opportunité pour ses membres, anciens ou actuels, ainsi que pour ses dirigeants et ses fondateurs, de jeter un regard sur le passé, sur les progrès du groupe et sur ses perspectives d'avenir.  Un exercice agréable et réjouissant puisqu'il permet de mesurer ses succès, depuis ses humbles débuts, en 2007.


Avant même le grand rassemblement pour fêter l'événement, on s'était demandé comment il serait approprié de marquer de façon spéciale et significative cette première décennie de vie de la brigade des meneuses de claque des Jets.  Une bande de consoeurs très unies, pour la plupart des étudiantes universitaires provenant de New York ou du New Jersey.  Puisque le plus grand accomplissement de la troupe, dirigée depuis ses commencements par Denise Garvey, s'avérait être les liens affectifs qu'elle avait tissé avec les New Yorkais, on décida de changer la traditionnelle séance de photographies qui sert à l'élaboration du très populaire calendrier de l'équipe à chaque été.  Contrairement à l'habitude, plutôt que de tirer le portrait des Pom Pom Girls des Jets, en bikinis, en prenant pour décor les sites exotiques des Antilles ou d'autres Îles tropicales, on préféra les faire poser dans les rues du Big Apple, devant ce qui constitue les images de marque de la grande métropole américaine de plus de huit millions d'habitants.


Après tout, les jolies cheerleaders des Jets se donnent en spectacle lors des matchs des footballeurs de l'équipe; et New York se révèle depuis longtemps comme la ville-spectacle par excellence, célèbre dans le monde entier.  Quoi de plus approprié que de les marier ensemble sur le calendrier du club, pour célébrer à la fois une troupe et une cité formidables ?!  Il faut savoir que les deux partagent bien des choses.  D'abord cet esprit typiquement New Yorkais selon lequel tout est possible (American Dream), et qu'il n'y a pas de limites à ce que l'on peut accomplir, et ce, dans n'importe quel domaine. 

Dans cette ville gigantesque qui ne dort jamais, le seul fait de survivre en arrivant à assumer l'exorbitant coût de la vie, constitue un exploit et une réussite en soi.  On doit sans cesse se battre et affronter une énorme compétition pour faire sa place dans cet immense puzzle à la fois fascinant et effrayant.  Ce qui représente un défi parfois impossible à relever pour les moins forts...

Mais la peur ne fait pas partie de l'ADN du New Yorkais typique.  La confiance, teintée d'un peu de défiance et d'arrogance, est plutôt son apanage.  Ébranlés par les fameux attentats du World Trade Center en septembre 2001, les citoyens de New York se sont relevés en jurant que ce n'est pas cette horreur qui allait les abattre.  Plus déterminés que jamais, ils ont balayé les ruines et reconstruit en plus fort, en plus beau.  Comme l'ont fait leurs prédécesseurs tout au long de la riche histoire de leur ville-patrie.


Cette lutte pour vivre à la hauteur de cette mégalopole exigeante, cette compétition féroce pour y faire sa place, les meneuses de claque des Jets la connaissent bien.  Chaque année, des centaines de candidates se bousculent pour réussir à intégrer leur groupe sélect.  Les titulaires des postes du Jets Flight Crew doivent défendre leur place.  Une position uniquement réservée aux plus fortes, aux plus habiles, aux plus gracieuses, aux plus performantes, bref, aux meilleures.  Pour se hisser au "top du top", comme les meilleurs New Yorkais le font quotidiennement dans leur domaine d'expertise, les heureuses élues du Jets Flight Crew doivent travailler durement.


Gagner le sommet demande une passion sans borne; un savoir-faire et une forme physique irréprochables; une discipline de fer; un acharnement de tous les instants.  Des sacrifices et de la douleur aussi car les blessures représentent un risque constant.  Et surtout, plus que tout, vous devez croire en vous en vous répétant sans cesse "Yes I Can Make It" !

Présente dès le départ de l'aventure du "Crew", la coach Denise Garvey a vu sa bande de jeunes femmes progresser sans relâche.  Elle qualifie d'"excitant" ce qu'elle a vécu et continue de vivre avec ses protégées, que celles-ci soient "retraitées" ou encore actives.  En 2006, les filles qui les ont précédées avant la création officielle du squad, ne possédaient pas le statut de cheerleader.  Elles se contentaient du statut de "Flag Girls" ou porte-drapeau aux couleurs des Jets, quand elles couraient sur le terrain et dans le stade.


De saison en saison, les membres du Jets Flight Crew, sous la direction éclairée et professionnelle de leur respectée entraîneuse Denise Garvey (photo ci-dessus), ont raffiné et poli leur style et leurs chorégraphies.  Dans leurs activités extérieures, en contribuant à la vitalité de la ville ainsi qu'à des oeuvres humanitaires au profit de la communauté, elles ont gagné le coeur des New Yorkais.  

Si, comme les meilleurs d'entre eux, vous avez accédé à la réussite, en vertu d'efforts considérables, vous comprenez la valeur de chacune de vos coéquipières.  Tout au long de la décennie qu'elles viennent de fêter, les filles du Crew ont créé et entretenu de solides et profondes amitiés qui les unissent pour toujours.  Parce qu'elles ont fait partie de quelque chose d'unique et de mémorable.  Que le temps ne pourra pas effacer.  Joyeux anniversaire et longue vie !


Dix ans, ça représente juste assez de temps pour établir une tradition d'honneur, d'excellence et de fierté.  Le temps a fait son oeuvre.  Denise Garvey et ses filles ont rempli leurs promesses.  Et en posant dans les rues de New York pour la revue annuelle des Jets, elles ont voulu montrer qu'elles s'étaient élevés à la hauteur de cette ville extraordinaire.

Sur l'air de "Welcome to New York", de la populaire chanteuse américaine Taylor Swift, voici un diaporama mettant en vedette le Big Apple et ses cheerleaders spectaculaires, dont les performances et la charmante allure sont dignes des shows de Broadway !


samedi 26 août 2017

POUR FAIRE PARTIE DU JETS FLIGHT CREW...


Tout comme il n'y a que l'élite des joueurs de football qui peut accéder à la toute puissante NFL, les troupes de cheerleading qui les côtoient sur le terrain ne sont pas non plus composées de n'importe qui. Bien entendu, ces meneuses de claques sont rarement laides et elles sont des adeptes des soins de beauté. Elles ne traînent généralement pas un surplus de poids. Un entraînement rigoureux et une diète sévère les maintiennent dans une forme physique exemplaire. Leurs chorégraphies sont exigeantes et sont réglées au quart de tour. L'équilibre, l'amplitude des sauts, les mouvements de danse ou de gymnastique, l'expression corporelle et le synchronisme, doivent être parfaits. 



Mais tout ça ne suffit pas. Denise Garvey, (photo ci-dessus) directrice de la troupe de cheerleaders des Jets de New York (Jets Flight Crew), recherchent des candidates non seulement belles et bonnes, mais aussi : bien éduquées, connaissant les principaux sujets d'actualité, capables de tenir des conversations intelligentes, communiquant et articulant bien leurs pensées. Pourquoi leur demande-t-on tant de qualités et d'aptitudes ? Simplement parce que leurs activités ne se limitent pas aux terrains de football. Ces animatrices de foule participent fréquemment à des évènements communautaires où elles représentent à la fois leur équipe, leur ville et la NFL. 



Que ce soit dans des spectacles devant des membres des forces armées américaines, ou lors d'apparitions dans des cérémonies officielles, des fêtes ou des campagnes de levées de fonds pour des organismes de charité, ces athlètes en leur genre, dont la majorité sont des étudiantes universitaires, rencontrent des personnalités importantes de leur milieu socio-économique. Ces V.I.P. s'attendent à faire la conversation avec des jeunes femmes talentueuses et brillantes. Pas seulement charmantes et sexy... Pour ne pas être prises au dépourvu, elles ont intérêt à bien s'informer en lisant des journaux et des revues, en écoutant régulièrement les bulletins de nouvelles et des émissions d'affaires publiques à la radio ou à la télé. 



Leur statut les élève au rang de vedettes adulées par leurs propres admirateurs et admiratrices (les fillettes, en particulier, les adorent et cherchent à les imiter). Elles signent de nombreux autographes et doivent être à l'aise et confiante lors de leurs apparitions publiques. Si elles sont appelées à prononcer un discours, ces conférencières très écoutées auront avantage à bien connaître leur sujet, l'auditoire à qui elles s'adressent et le lieu où elles vont parler. Il serait mal vu qu'elles se contentent de lire des fiches et qu'elles fixent le plancher ou le plafond en balbutiant sur un ton monocorde. 



Pour bien se préparer, elles auront préalablement répété leur discours devant un miroir ou une personne de confiance. Attention au débit trop rapide et saccadé. Gare aux répétitions trop fréquentes de mots ou d'expressions comme "you know", "I mean", "It's great", etc. Il faut parler clairement et assez fort pour être bien comprises. Une bonne diction est essentielle, de même qu'un beau sourire. Surtout ne pas s'excuser d'être nerveuse, l'audience le remarque rarement ou n'en fait pas de cas. "Respirez, faites des pauses, relaxez", conseillent aussi les accompagnatrices des Pom Pom Girls speakerines. 



Pour piquer la curiosité du public, une bonne histoire, une citation d'une personne célèbre, une statistique révélatrice ou quelque chose d'amusant ou sortant de l'ordinaire, sont des trucs tout indiqués. Il faut communiquer avec l'auditoire en joignant les gestes et les expressions faciales à la parole. Le message passera mieux. Établir un contact visuel avec certains auditeurs aidera aussi en ce sens. Le regard de la conférencière doit être captivant et ne doit pas se perdre sur un mur ou un élément du décor.



Pour que les cheerleaders en arrivent à atteindre un niveau d'excellence sur plusieurs plans, ça prend des efforts constants, de la détermination et des moyens. Pour la mise en forme, Denise Garvey recommande le "hot yoga". Cette discipline comporte 26 postures et deux exercices de respiration qui s'exécutent dans une pièce chauffée à 105° F. (40,5° C.) afin d'éliminer les toxines du corps par la sueur. Autrement dit, ces exercices d'étirement et d'équilibre font sortir le "méchant", chassent le stress, canalisent l'énergie, favorisent la flexibilité, rétablissent l'harmonie entre l'esprit et le corps. À ces séances spéciales, s'ajoutent des entraînements plus conventionnels et les pratiques pour mettre au point les chorégraphies et les figures de style reliées spécifiquement à l'art ou au "métier" de cheerleader. 



Mais ce conditionnement physique et mental ne va pas sans le respect d'un régime alimentaire strict. Les candidates souhaitant se tailler une place dans le JETS FLIGHT CREW doivent adopter une saine alimentation : éviter le pain blanc, les céréales sucrées, les aliments gras, les gâteaux, les biscuits. Durant les entraînements et le jour des matchs, les filles dépensent beaucoup d'énergie. Elles doivent donc en avoir en réserve, mais pas celle procurée par le sucre. Cette énergie-là est mauvaise car elle s'épuise vite. La bonne énergie, celle qui est durable, se trouve dans les aliments riches en fibres et en grains entiers, dans les oeufs, les noix, les fèves, les pois, les fruits et les légumineuses. Pour exécuter les sauts et les mouvements les plus exigeants de leurs routines, les meneuses de claques ont besoin d'être fortes et bien musclées. Cette vigueur s'acquiert par la consommation de protéines présentes dans les viandes dégraissées ou maigres comme le poisson.



Pour bien paraître sur le terrain, lors d'activités extérieures et sur le fameux calendrier annuel de l'équipe (photo), les cheerleaders des Jets entretiennent soigneusement leur beauté. Lors des auditions qui déterminent leur sélection ou leur rejet, les candidates doivent sortir gagnantes de plusieurs épreuves. On les incite à porter un short et un bustier moulants mais pas indécents ! Aussi légères soient-elles, ces pièces de vêtements doivent assurer un bon maintien de la poitrine, de la taille, des fesses et des cuisses, tout en étant très confortables. On encourage les filles à ne pas abuser du maquillage et des "piercings". Elles ne doivent pas ressembler aux clowns du Cirque du Soleil ! Si elles choisissent de porter des rallonges pour leur chevelure, les filles seront mal jugées si elles les perdent lors des épreuves "mouvementées" qui demandent beaucoup d'efforts physiques ! 



L'idéal, pour les aspirantes espérant devenir membres du JETS FLIGHT CREW, c'est de souligner ou de mettre sobrement en valeur les plus beaux traits physiques qu'elles possèdent déjà naturellement. Les juges qui détermineront leur sort aiment particulièrement les candidates qui sont plutôt grandes et ont de longues jambes (ou les font paraître longues). C'est pourquoi les talons hauts sont utiles, voire indispensables, surtout quand les filles se transforment en mannequins et défilent en bikini ou en tenue de soirée devant le jury. Il est alors primordial de faire bonne impression. Être grande représente aussi un avantage pour effectuer avec élégance les sauts et les figures de style du cheerleading.



Comme on peut le constater, ça prend tout un ensemble de qualités et d'atouts pour appartenir au club sélect du JETS FLIGHT CREW. Il y a beaucoup d'appelées et peu d'élues même si l'organisation new yorkaise a augmenté substantiellement le nombre de membres de "l'équipage" depuis 2007, année de la mise sur pied du programme de cheerleading. On compte maintenant une quarantaine d'hôtesses dans la troupe de Denise Garvey.

samedi 18 juin 2016

LES LEÇONS DE COURAGE DE L'ADMIRABLE LAURA VIKMANIS.

La peur nous habite.  Incontrôlée, elle peut nous perdre ou nous empêcher de vivre pleinement notre vie.  Ignorée ou étouffée, elle devient imprudence ou témérité, et elle risque de ne pas nous prémunir des dangers.

La peur emprunte de multiples visages selon les individus : peur de l'échec, peur de décevoir, peur de l'inconnu, peur des autres, peur de souffrir, peur de la mort, peur de ne pas être aimé...

De la peur panique, des phobies, au simple instinct de conservation, elle peut déterminer notre vie ou l'influencer fortement.  Elle peut nous paralyser ou nous condamner au supplice de l'indécision et de l'inaction.  Tout faire rater...

Pour l'illustre écrivain français François Mauriac, «la peur est le commencement de la sagesse».  Pour son compatriote André Gide, une peur comme la peur du ridicule «obtient de nous les pires lâchetés».  Face à la peur, on peut s'écraser, fuir ou céder à l'impuissance.  Ou bien on lui résiste, on la maîtrise à force de confiance et de courage.


C'est cette dernière voie qu'a choisie Laura Vikmanis, quand, victime de violence conjugale, elle a mis fin à seize ans de mariage en quittant le foyer familial avec ses deux jeunes enfants.  En s'affranchissant de cette relation destructrice avec un mari abusif, cette petite blonde américaine, aujourd'hui âgée de 47 ans, avait conscience que la vie qui l'attendait risquait d'être dure pour elle et sa famille.

Sous le choc d'un divorce émotivement très éprouvant et déprimant, elle a senti la menace et la peur de la dépression nerveuse.  Mais elle savait qu'elle avait en elle résilience et courage pour la soutenir et lui permettre de mettre derrière elle cette mauvaise période de sa vie.



Cette confiance en ses capacités, elle l'avait développée dès sa tendre enfance, en pratiquant le cheerleading à l'école.  Ce sport extrême, qui, de toutes les disciplines athlétiques, génère le plus de blessures.  Vous ne pouvez pas faire des pirouettes à toute vitesse; exécuter des figures de voltige en étant catapultée dans les airs par vos coéquipières, ou garder votre équilibre en position d'instabilité sans avoir d'abord dompté la peur...

Sans s'en douter, ce sera justement le cheerleading qui l'aidera à retrouver son équilibre après son douloureux divorce.  Retournée vivre dans sa ville natale de Springboro (Ohio), c'est en assistant à un match de football professionnel américain des Bengals de Cincinnati (NFL) que son attention a été attirée par les meneuses de claque (les Ben-Gals) du club local.



Vikmanis fut vraiment impressionnée par le talent et les ravissants uniformes de ces Pom Pom Girls superbes et enthousiastes.  Coup de foudre ?  Réminiscence de son passé d'enfant cheerleader ?  Ou rapprochement de son présent métier de diététicienne spécialiste du conditionnement physique -incluant la danse- ? Toujours est-il qu'elle déclara aux amies, qui l'accompagnaient au stade ce jour-là de l'année 2008, qu'elle voudrait être meneuse de claque professionnelle.  Puis de renchérir aussitôt, en admirant les Ben-Gals en train d'offrir leur remarquable performance devant la foule, : «je pense que je peux faire ça». 

Constatant qu'elle semblait sérieuse en faisant une telle affirmation, qui avait des allures de projet, une de ses compagnes lui répliqua qu'elle était bien trop vieille pour oser même songer à ce dessein.  Devant elles, les Ben-Gals, qui se démenaient en dansant de manière endiablée, avaient l'âge d'être leurs filles, ou presque !



Laura ne se laissa pas démonter par ce commentaire négatif à propos de son âge.  Après tout, elle était en grande forme, à cause de son métier.  Ne faisant ni une ni deux, elle alla parler à une cheerleader des Bengals.  Cette dernière l'encouragea à se présenter aux essais du prochain camp d'entraînement des candidates aux postes de meneuses de claque de l'équipe.

Histoire de bien se préparer pour cette compétition mettant aux prises des centaines de candidates plus jolies et agiles unes que les autres, Vikmanis perdit du poids en s'astreignant à une diète sévère, et elle multiplia les heures d'entraînement et d'exercice pendant trois mois.  Lors des premiers essais libres, Laura était intimidée par ses pétillantes jeunes rivales, deux fois moins âgées qu'elle.

Mais c'était un défi qu'elle aimait.  C'était une sorte de revanche contre son ex-mari contrôlant, qui, du temps de leur mariage, ne lui aurait jamais permis de tenter une telle expérience.  L'excellente préparation physique et mentale de Vikmanis lui rapporta des dividendes aux essais libres.  Elle se retrouva en finale après les rondes éliminatoires.  Mais elle ne fut pas choisie pour faire partie du squad des Ben-Gals.



Elle s'était préparée à une telle éventualité.  Ce n'était que partie remise.  L'année suivante, Laura prit les grands moyens pour réussir à se tailler une place au sein de la brigade officielle des Pom Pom girls du club de Cincinnati.  Elle s'entraîna avec une des filles du squad, participa aux pratiques du groupe, apprit à se coiffer et à se maquiller comme les pros du métier afin d'être aussi belle qu'elles.  Bref, elle redoubla d'ardeur et d'effort pour être encore mieux préparée aux prochains essais.

Cette fois-ci fut la bonne !  Témoins de ses prouesses, les juges de la compétition n'eurent d'autre choix que de lui faire une place parmi les membres du squad officiel de cheerleaders des Bengals de Cincinnati.  À 40 ans, Laura Vikmanis accomplissait un exploit sans précédent en accédant, à un âge aussi avancé, à la prestigieuse Ligue Nationale de Football des États-Unis d'Amérique.  Elle abattait ainsi des préjugés tenaces, de même que les barrières de l'âgisme.  Elle y parvenait aussi grâce à l'ouverture d'esprit des membres du personnel de l'organisation des Bengals de Cincinnati.  Il faut le souligner.


Dans les autres organisations à travers la NFL, on a plus l'habitude de voir des filles de 20 ans manier les pompoms lors des matchs du dimanche.  Pour se tailler une place dans la grande ligue, les candidates doivent réussir plusieurs examens dont le redoutable «test» du...maillot de bain !  Ces défilés en bikini tiennent plus de la parade de mode que de la gymnastique propre aux concours de cheerleading, mais ils ont une importance non négligeable pour la plupart des panels de juges aux auditions de meneuses de claque, partout dans la NFL.  En effet, c'est en bikini que les pom pom girls choisies seront photographiées, pour la réalisation du fameux calendrier d'équipe, outil de marketing stratégique vendu en grand nombre aux partisans et amateurs de football, partout au pays. 

Les 40 printemps de Laura Vikmanis auraient pu diminuer ses chances de passer avec succès cette épreuve du maillot de bain, favorisant davantage les jeunes candidates au corps sculptural de déesse.  Mais comme pour les habiletés physique pour la danse, la quadragénaire mère de famille n'a pas souffert des comparaisons avec les plus jeunes car elle avait toujours pris soin de son corps et de sa santé.  


Quelques semaines après la sélection de Vikmanis qui faisait d'elle une Ben-Gal à part entière, ses filles Courtney et Marija pleuraient de joie lorsqu'elles ont vu leur mère danser aux côtés des autres Ben-Gals à la première partie locale de la saison de l'équipe de Cincinnati.  Comme elles étaient excitées et fières de des accomplissements de maman !  Un sentiment indescriptible !  Un modèle à suivre puisqu'elles étaient elles-mêmes cheerleaders à leur école !

L'effet de cette réussite exceptionnelle fut prodigieux.  Vikmanis devint une vedette invitée à participer à plusieurs émissions de télévision et de radio.  De nombreux journaux et diverses revues lui consacrèrent également des articles élogieux.  De 2009 à 2014, jusqu'au vénérable âge de 46 ans, Vikmanis est parvenue à conserver son poste chez les Ben-Gals.  D'année en année, c'était toujours de plus en plus difficile pour elle de "survivre" au camp d'entraînement et aux affrontements avec de jeunes candidates de plus en plus redoutables et talentueuses.


Elle avoue avoir été elle-même très étonnée de trouver la force et le courage supplémentaire de satisfaire aussi longtemps aux exigences de la tâche de cheerleader dans la NFL, autant sur le terrain de jeu qu'en dehors de celui-ci.  Les meneuses de claque professionnelles doivent représenter leur équipe non seulement dans plusieurs activités communautaires mais aussi à l'étranger; par exemple, pour soutenir le moral des forces armées américaines opérant outre-mer.

Vikmanis est sortie grandie de cette enrichissante expérience qui lui servira pour le reste de sa vie.  Elle a relaté son incroyable histoire dans un livre, «It's not about the Pom-Poms», co-écrit avec Amy Sohn.  Elle s'y raconte sobrement et avec humour, sans tenter d'embellir davantage son vécu.  Les droits de cet ouvrage ont été acquis par un producteur de cinéma pour en faire un film.


Laura reçoit des témoignages de partout dans le monde, de la part de personnes, surtout des femmes, inspirées par son cheminement d'épouse violentée, de mère célibataire courageuse, et de réussite professionnelle sans précédent.  À toutes celles qui lui demandent des conseils, Vikmanis répond invariablement par ces mots : «Ne vous limitez pas vous-mêmes.  Soyez ouvertes à d'autres opportunités, et ne vous jugez pas vous-mêmes.» (...) «Ne laissez pas vos peurs imaginaires nuire à ce que vous faites.  C'est après vous être libérées de la peur que vous devenez courageuses.»

Dans le fond, ces paroles de sagesse rejoignent celles du renommé romancier brésilien Paulo Coelho, auteur de "L'Alchimiste", un livre vendu à plus de 65 millions d'exemplaires : «Il n'y a qu'une seule chose qui puisse rendre un rêve impossible à réaliser : c'est la peur d'échouer.»

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Par ailleurs, il y a quelques années, à Dallas, il s'en est fallu de peu pour que le record d'âge tardif, pour devenir une cheerleader de la NFL, ne soit battu par une grand-mère de 55 ans ! 

Trente-cinq ans auparavant, Sharon Simmons (photo ci-dessus) était passée près d'auditionner pour devenir meneuse de claque des Cowboys de Dallas.  Mais, à cette époque, elle a dû renoncer à ce projet, trop occupée qu'elle était à élever son premier enfant.

Cependant, lorsqu'elle a eu 50 ans, cette blonde ambitieuse que rien ne semble vouloir arrêter, a décidé de réaliser ses rêves.  Même les plus extravagants !  C'est à cet âge, où la plupart des gens ralentissent leurs activités et songent à leur retraite, que Simmons a commencé à participer à des compétitions de culturisme (fitness).  Elle en a gagné beaucoup mais ce n'est pas ses succès qui la motivaient.  C'était plutôt tout le processus d'entraînement qui précède ces concours. 

Aujourd'hui, en revoyant les vidéos de ses participations à ces compétitions, Sharon ne se trouve pas très bonne.  Par contre, elle se souvient avec bonheur des ovations du public, ébahi par son audace et sa force de caractère.


L'important dans la vie, pour Sharon Simmons, c'est d'oser.  C'est de vaincre sa peur.  C'est de ne jamais dire "jamais", et de ne jamais accepter que quelqu'un d'autre vous fixe des limites.  L'âge est un état d'esprit.  Sharon se sent comme si elle était encore dans la vingtaine.  Même son mari oublie l'âge qu'elle a !  Il n'est jamais trop tard pour commencer à faire de l'exercice, dit-elle.  Si vous perdez de vue vos objectifs ou vos défis physiques, revenez dans le droit chemin, persévérez !  Ne vous retenez pas, foncez ! 

Simmons a écrit deux livres au sujet du conditionnement physique chez les personnes de 50 ans et plus.  Son prochain défi ?  La course automobile !


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Depuis 50 ans, les femmes ont de moins en moins PEUR.  Cette peur qui y était pour beaucoup dans l'étiquette de "sexe faible" qui était accolée à leur statut.  D'ailleurs ça ne fait pas si longtemps qu'elles ont le droit de vote en Occident et qu'elles sont reconnues comme "personnes légales" n'ayant plus besoin d'être "endossées" par un mari ou leur père pour signer des contrats ou un bail.  Les femmes s'affirment de plus en plus dans une foule de domaines, et c'est un apport énorme et révolutionnaire pour le bien de nos sociétés !

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Pour lire d'autres récits d'aventures semblables, vous pouvez consulter mon blogue BIKINI AND POM POM GIRLS (http://bikiniandpompomgirls.blogspot.com).

vendredi 25 décembre 2015

CHEERLEADER DE L'ANNÉE 2015 : UN SECOND TITRE D'AFFILÉE POUR WHITNEY COWART.


La semaine passée, la "twittosphère" s'est enflammée quand l'humoriste américain Steve Harvey, animateur du gala présentant l'élection de Miss Univers 2015, s'est trompé lorsqu'il n'a pas annoncé la bonne candidate gagnante.  C'est ainsi que Miss Colombie, Adriadna Gutierrez Arevalo, a été couronnée Miss Univers par erreur puisqu'elle n'était en fait que la substitut de celle qui avait vraiment remporté le concours : Miss Philippines, Pia Alonzo Wurtzbach.

Harvey, le fautif, visiblement embarrassé et désolé, s'est confondu en excuses, mais l'immense malaise provoqué par sa bourde monumentale a perturbé beaucoup de monde, à commencer , bien sûr, par les deux candidates directement concernées par cet imbroglio.

Le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, qui suivait la retransmission du gala à la télévision, avait commencé à célébrer avec son entourage lorsque la mauvaise nouvelle s'est confirmée : la représentante de son pays n'était pas Miss Univers 2015, contrairement à sa compatriote Paulina Vega Dieppa, qui avait remporté les grands honneurs l'année dernière.


Santos s'était trop réjoui d'avance de pouvoir faire un autre pied de nez à son homonyme du Vénézuela, pays rival d'Amérique du Sud, trop souvent présent à son goût dans le cercle des vainqueurs de ce populaire concours de beauté, suivi par des centaines de millions de téléspectateurs, chaque année.

Sous le choc, le président colombien a refusé de voir la réalité en face et il s'est réfugié dans le déni.  Pour lui et les gens de sa patrie, Adriadna Gutierrez est bien la reine de beauté du monde puisqu'elle a bel et bien été couronnée.  Des photos le prouvent hors de tout doute, a soutenu, avec force, Santos...


La situation avait été beaucoup plus claire et incontestée en novembre dernier lorsque fut choisie la cheerleader de l'année dans la Ligue Nationale de Football (NFL).  Pour la seconde année consécutive le titre est revenu d'emblée à la très jolie et très gracieuse Whitney Cowart, qui fait partie, depuis trois ans, du Roar, le squad de meneuses de claques des Jaguars de Jacksonville.

Il faut spécifier que, contrairement à Miss Univers, mademoiselle Cowart n'a reçu ni couronne, ni bourse en argent pour la récompenser de sa victoire.  Sa désignation est tout à fait informelle.  C'est le site internet spécialisé "bustedcoverage.com" qui nomme annuellement l'étoile du cheerleading qui a brillé avec le plus d'éclat sur la prestigieuse scène de la puissante NFL.


Le célèbre philosophe du XVIIIe siècle, Jean-Jacques Rousseau, disait que l'on ne peut pas définir la beauté.  On la sent ou on la ressent.  C'est tout.  C'est souvent instantané.  Et tous ceux et celles qui ont vu Whitney Cowart, que ce soit en personne, sur des photographies, ou dans des vidéos, ont tout de suite été éblouis par sa grande beauté.  Une beauté suprême qui la place un cran au-dessus des autres déesses qui démontrent leur talent de Pom Pom Gilrs dans la NFL.  C'est frappant au premier coup d'oeil, un peu comme un coup de foudre...

Avec une plastique et un physique aussi avantageux, on ne s'étonne guère lorsqu'on apprend qu'avant de briller sur les terrains de football, cette splendide blonde au visage de poupée, a été mannequin.  Elle a notamment posé pour le fameux calendrier des Hooters.


Ce qui est davantage surprenant, c'est de l'entendre affirmer qu'elle a déjà joué au football, au poste de quart-arrière.  Cette charmante et délicate créature lançait le ballon avec son bras gauche.  "Comme Michael Vick ?!", lui a fait remarquer un commentateur lors d'une entrevue à la télé américaine.  Mlle Cowart a fait la moue et est restée muette afin d'éviter de tomber dans le piège de cette comparaison peu flatteuse.

On sait que Vick, un pivot gaucher qui est maintenant réserviste avec les Steelers de Pittsburgh, a été condamné, il y a quelques années, pour avoir illégalement organisé des combats de chiens (cruauté envers les animaux) aux États-Unis.


En refusant de répondre à la question embêtante de l'animateur de télé, l'intelligente Whitney évitait de commettre un impair en s'associant à un ancien criminel, tout en prenant également soin de ne pas le critiquer publiquement, pour ne pas créer un malaise.

Il faut savoir que Mlle Cowart s'y connaît en matière de justice.  Elle se destine en effet à une carrière d'assistante juridique.  Beaucoup de ses admirateurs contestent ce choix en arguant que cette jeune femme au corps parfait perd son temps en gagnant entre $ 500 et $ 750 par année dans le squad de cheerleaders des Jaguars.  Ils estiment qu'en reprenant son métier de mannequin, Cowart s'élèverait parmi les top modèles les mieux rémunérées de la planète.  Selon eux, au point de vue beauté, elle n'a rien à envier aux Kate Upton de ce monde.  Et ça pourrait lui rapporter des millions de dollars...

dimanche 6 décembre 2015

LES CHEERLEADERS DES RAMS EN VEDETTE À QUÉBEC


Oui, les apparences sont parfois -et même souvent- trompeuses.  L'image qu'une personne, qu'une organisation, ou qu'une ville projette, peut refléter vraiment ou faussement ce qu'elle est en réalité.  Mais toutes ont avantage à se montrer sous leur plus beau jour.  Pourquoi ?  Pour établir sa bonne réputation, pour plaire au monde, pour s'en faire aimer.  Pour s'attirer le plus de «like» possibles, si nous voulons parler en termes de réseaux sociaux, tellement en vogue ces temps-ci.  Il est important de soigner son image, ou de se définir par une image de marque associée à ce que vous avez de plus beau et de meilleur.

Par exemple, la ville de Québec a son Château Frontenac, un grand hôtel à l'architecture merveilleuse, qui en fait un des bâtiments les plus photographié sur la planète.  La capitale de la province de Québec a également son vieux quartier, le Vieux-Québec, reconnu et protégé par l'UNESCO, en qualité de trésor du patrimoine mondial de l'humanité.

Le gouvernement du Québec et l'institut du tourisme de la ville, berceau de l'Amérique française, fondée par Samuel de Champlain, en 1608, se servent évidemment de cette image de marque pour en faire la promotion et attirer des visiteurs, surtout les riches voisins Américains.  On essaie de leur démontrer qu'il n'est pas nécessaire de traverser l'océan Atlantique pour aller voir les beautés de l'Europe.  Plus près d'eux, la Vieille Capitale leur offre ce caractère européen, cet exotisme qu'ils peuvent rechercher.  Avec son Cap Diamant, le majestueux fleuve St-Laurent à ses pieds, sa citadelle surmontant d'anciennes fortifications, ses magnifiques Plaines d'Abraham, sa Place Royale, et son pittoresque quartier «Petit Champlain», Québec jouit de beaucoup d'attraits romantiques susceptibles de plaire notamment aux amoureux venus des quatre coins du monde.     


De leur côté, les Américains cherchent également à séduire leurs voisins canadiens.  Ils ont eux-aussi beaucoup à offrir car ils ont un pays fabuleux avec une diversité géographique et démographique extraordinaire.  Les USA c'est tout un monde en soi.  Avec des lieux, des organisations et des gens prestigieux qui en font le nec plus ultra de la Terre.  La Ligue Nationale de Football des États-Unis (NFL) fait partie de ces actifs qui ont bâti la réputation d'excellence de cette nation.  Cette réputation de prestige et de puissance, la NFL désire l'exporter de plus en plus au niveau international.  Depuis le début du présent millénaire, les dirigeants de la Ligue ont commencé à faire la promotion de leur produit et de leur marque de commerce chez leurs voisins mexicains et canadiens, de même qu'en Angleterre, où sont disputés des matchs réguliers du circuit professionnel à chaque année maintenant.

Et quelles meilleures ambassadrices la NFL peut-elle déléguer à l'étranger que ses ravissantes cheerleaders ?!  Cette semaine, à Québec, on a pu assister à la rencontre de deux images de marque et de beauté quand les meneuses de claques des Rams de St-Louis sont venues séjourner au Château Frontenac.  Elles étaient de passage dans la cité de Champlain au terme d'une tournée de huit villes canadiennes visant à promouvoir le football du jeudi soir («Thursday Night Football»).  Depuis quelques années, histoire de créer encore plus d'intérêt autour de son produit, et de faire encore plus d'argent avec la télédiffusion des matchs, la NFL a ajouté cette partie du jeudi à celles du dimanche et du lundi (et même du samedi lors des dernières semaines du calendrier saisonnier).


Il va sans dire que les jolies Pom-Pom Girls des Rams ont su capter l'attention du public et des gens des médias québécois.  En plus de faire une démonstration éclatante de leurs talents de danseuses-gymnastes dans un restaurant de la ville lors de la télédiffusion du match de la NFL opposant les Lions de Détroit aux Packers de Green Bay, elles ont également fait tourner bien des têtes lorsqu'elles ont visité les sites touristiques de Québec.  En prime, ces splendides athlètes ont eu droit à la première chute de neige hivernale dans cette région qui en reçoit énormément (plus de 300 cm par année) !  Malgré le froid, elles ont assuré qu'elles sont toutes tombées amoureuses de l'endroit.

Sophia R. (25 ans), Taylor B. (23 ans), Alexis L. (22 ans, photo ci-dessous) et Monica N. (21 ans), étaient les quatre représentantes du squad d'une trentaine de cheerleaders des Rams, choisies pour remplir leur mission de séduction au Canada.  Toutes en sont à leur seconde saison avec ce club de l'état du Missouri, sauf Taylor, qui fait figure de vétéran avec déjà quatre ans d'ancienneté au sein de la troupe.  Pour les protéger le plus possible du harcèlement dont elles pourraient être victimes, la NFL a pour politique de ne pas révéler le nom de famille de leurs meneuses de claque.


L'âge des cheerleaders du squad des Rams varie entre 18 et 34 ans.  Elles sont employées à temps partiel.  Dans la vie de tous les jours, l'équipe exige qu'elles étudient à temps plein ou qu'elles exercent un métier ou une profession.  Avec ces occupations régulières, leurs fonctions de meneuses de claque sur les terrains de football, leur participation à de multiples activités communautaires et leur rôle de promotion (y compris les fameuses séances de photos en bikini pour la réalisation du calendrier annuel du club), c'est un euphémisme de dire que leur horaire est très chargé.  Bien sûr, on les remarque surtout quand elles s'exécutent dans toute leur splendeur le jour des matchs des Rams, dans le grand stade de St-Louis, devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs passionnés.

Sophia (photo ci-dessus) raconte que ses journées de travail de huit heures sont aussi longues que celles des joueurs de l'équipe.  «Nous arrivons quatre heures avant le botté d'envoi.  Nous répétons pendant une couple d'heures, puis c'est le temps du maquillage et de la coiffure.  Ensuite, nous allons rencontrer les amateurs environ une heure avant le match.»  Il faut voir comment ces jeunes femmes sont populaires !  Elles sont parfois de plus grandes vedettes que les joueurs des Rams eux-mêmes, à en juger par la quantité impressionnante d'autographes qu'elles signent !  C'est particulièrement touchant de voir les enfants, surtout les fillettes, les yeux plein d'admiration et de joie, les serrer dans leurs bras, et leur donner un câlin.


Si elles peuvent revendiquer un statut de vedettes adulées dans les stades de football, et aux endroits publics où elles sont sollicitées dans la vie communautaire locale, ou dans leurs représentations à l'étranger, les meneuses de claque des Rams passent inaperçues en dehors de ces événements officiels, quand elles troquent leur rutilant uniforme de cheerleader "sexy" pour des vêtements civils.  Monica (photo ci-dessus) déclare qu'au quotidien, les filles du squad sont des personnes normales : des étudiantes, des professeurs, des infirmières, des secrétaires, des travailleuses oeuvrant dans des commerces, et des mères (il y en a deux chez les Pom-Pom Girls du club) comme tant d'autres dans la société américaine.  «La plupart du temps, vous ne nous reconnaîtriez même pas dans la vie de tous les jours», affirme la sympathique blonde au sourire enjôleur.

Si le cheerleading est une discipline sportive très compétitive tant au niveau amateur que professionnel, il n'y a pas vraiment de rivalité entre les meneuses de claque des clubs de la NFL.  C'est du moins l'opinion de Taylor (photo ci-dessous) : «Quand les cheerleaders d'équipes adverses viennent chez nous, elles sont gentilles.  Nous les invitons à souper, à sortir.  Il n'y a aucune tension.»  Ce respect, cette camaraderie; bien loin des "vacheries" qui peuvent caractériser les relations entre femmes en compétition dans bien des domaines, s'explique peut-être par les caractéristiques de leur "métier".  Un peu comme aux Jeux Olympiques, qui pourraient d'ailleurs s'ouvrir bientôt aux cheerleaders parce que l'on songe sérieusement à reconnaître pleinement leur sport, ces remarquables athlètes sont portées à fraterniser ensemble parce qu'elles savent combien leur discipline est exigeante.


En effet, pour être au sommet de leur forme, et se maintenir dans l'élite de leur groupe, les meneuses de claque professionnelles, s'imposent des sacrifices difficiles, ne serait-ce qu'au chapitre de la diète alimentaire et des saines habitudes de vie, qui sont requises pour offrir des performances à la hauteur des standards de la NFL.  Il ne faut pas se leurrer en se fiant aux belles apparences de ces jeunes femmes qui semblent danser et faire des pirouettes avec une facilité innée.  Le cheerleading est un sport extrême, parmi les plus dangereux.  Ceux et celles qui le pratiquent s'avèrent les sportifs qui se blessent le plus, toutes disciplines confondues.  Pour diminuer les risques de blessures, les Pom-Pom Girls des Rams doivent s'entraîner au moins deux fois par semaine, un peu comme les footballeurs du club eux-mêmes.  Sinon, elles ne pourraient pas tenir le coup.

Contrairement aux meneuses de claque des Bills de Buffalo, des Raiders d'Oakland, des Bengals de Cincinnati, des Jets de New York et des Buccaneers de Tampa Bay, qui ont intenté des poursuites contre leur club parce qu'elles prétendaient subir des injustices, notamment sur le plan salarial et en ce qui concerne leurs conditions de travail; les cheerleaders des Rams affirment ne pas faire partie de ces cas litigieux parce qu'elles sont bien traitées par leurs patrons.  Selon Alexis L., les responsables de l'équipe les respectent non seulement comme membres du personnel de leur organisation, mais ils les valorisent en tant qu'êtres humains.


Comme toutes les autres cheerleaders de leur calibre, les meneuses de claque des Rams sont des atouts de choix pour faire rayonner partout l'excellence de la Ligue Nationale de Football.  Que ce soit au stade devant les partisans, dans leur communauté, ou à l'étranger, elles se révèlent comme des animatrices et des ambassadrices hors pair qui transmettent dynamisme et joie de vivre partout où elles font opérer leur magie.

Voici un portrait imagé de ces remarquables reines des stades, sur la musique d'une chanteuse qu'elles apprécient beaucoup : la Canadienne Carly Rae Jepsen ("Run Away with Me") -photo ci-dessus-.  D'ailleurs, les Canadiens sont à l'honneur présentement dans l'industrie du show business.  La semaine dernière, ils étaient présents dans le top 5 des chansons les plus télé-chargées dans le monde entier.  À lui seul, le jeune prodige Ontarien Justin Bieber pouvait s'enorgueillir d'avoir trois titres dans ce groupe sélect.  Le Torontois Drake (mentor de Bieber) était là lui aussi avec son succès "Hot-line Bling"; et le méga hit numéro un "Hello", de l'Anglaise Adele, a également une affiliation canadienne car le clip de la chanson a été réalisé par le génial cinéaste Québécois Xavier Dolan.  Hourra pour le Canada !